L'école en 2035
Projections d'effectifs scolaires à horizon 2035 — Note d'Information DEPP n° 26.09, avril 2026
Évolution des effectifs du 1er degré (2015-2035)
Constats observés et projections selon le scénario intermédiaire — secteurs public et privé sous contrat
Source : DEPP, constats de rentrée 2011-2025 ; projections DEPP 2026-2035 (scénario intermédiaire, ICF 1,5 en 2030)
Trois scénarios pour le 1er degré
Scénarios bas, intermédiaire et haut selon les hypothèses de fécondité (ICF)
Évolution des effectifs du 2nd degré (2015-2035)
Impact décalé de la baisse démographique — scénario intermédiaire
Source : DEPP, constats de rentrée et projections 2026-2035 (scénario intermédiaire)
Rentrée 2026 : détail par niveau
Variation des effectifs attendue entre 2025 et 2026
Point notable : Seul le lycée professionnel progresse (+5 800 élèves, +0,9 %), porté par la politique de soutien à la voie professionnelle et la diminution des sorties en cours de formation. Les dispositifs d'inclusion scolaire (ULIS) continuent aussi d'augmenter (+2,2 %).
Projections à 10 ans par niveau (2025-2035)
Baisse cumulée des effectifs selon le scénario intermédiaire
Au total : La baisse des effectifs s'établirait à environ 1,7 million d'élèves en dix ans, passant de 11,77 millions en 2025 à environ 10,09 millions en 2035.
Impact par académie — 1er degré (2025-2035)
Variation projetée des effectifs selon le scénario intermédiaire — moyenne nationale : -15,2 %
Comprendre les projections
Un contexte de baisse des naissances
Les projections s'inscrivent dans un contexte démographique marqué par une baisse des naissances amorcée depuis 2010 et qui s'est accentuée ces dernières années. Cette évolution entraîne une diminution progressive de la taille des générations entrant dans le système éducatif, qui se traduit d'abord dans le premier degré avant de se répercuter dans le second degré.
Trois scénarios de fécondité
Le scénario intermédiaire retenu poursuit la tendance à la baisse de l'indicateur conjoncturel de fécondité (ICF) mais à un rythme plus modéré, jusqu'à se stabiliser en 2030 à 1,5 enfant par femme. Le scénario haut suppose une stabilisation plus précoce et le scénario bas une poursuite de la baisse.
Une évolution en plusieurs phases
Entre 2026 et 2028, la diminution serait particulièrement marquée dans le premier degré, notamment dans le préélémentaire. À compter de 2028, le recul des effectifs se déplacerait progressivement vers le second degré. En fin de période (après 2032), la baisse ralentirait dans le premier degré, les effectifs du préélémentaire pouvant même se stabiliser à partir du début des années 2030 en lien avec la progression attendue du nombre de naissances.
Secteurs public et privé
La diminution des effectifs concernerait les secteurs public et privé sous contrat dans des proportions similaires. La part du secteur public resterait stable au cours de la période : 86,4 % dans le premier degré et 78,9 % dans le second degré. Les flux entre secteurs resteraient globalement limités.
Outre-mer : des situations contrastées
Les territoires ultramarins présenteraient des évolutions variables : forte baisse en Martinique, moindre en Guadeloupe et à La Réunion, et une dynamique plus favorable en Guyane et à Mayotte — seules académies à gagner des effectifs dans le second degré.
Source : DEPP — Note d'Information n° 26.09, avril 2026. Projections d'effectifs scolaires à horizon 2035. Champ : France, secteurs public et privé sous contrat (hors classes hors contrat).